
Encore cette amertume qui coule en elle.
Après plusieurs mois, elle vacille toujours. Elle a déjà failli tomber plusieurs fois. Le vide l’angoisse, lui fait peur. Pourtant elle s’obstine. Elle marche sur la corde raide qui lui semble infinie. Elle croit à la fin de son supplice. C’est pourquoi elle continue à prendre des risques. Elle pose délicatement ses petits pieds l’un devant l’autre pour progresser le plus sûrement possible. Elle n’hésite pas à faire un pas en arrière quand elle entend les fils craquer.
Elle serre les dents, feignant d’ignorer l’obscurité qui l’entoure et qui rend son parcours incertain. La tête lui tourne. Elle chancelle. Il serait pourtant si simple de rebrousser chemin et de laisser s’éteindre la douleur lancinante de son chagrin, quitte à recommencer un nouveau périple, ailleurs, dans un endroit moins hostile. Mais elle n’abandonnera pas. Elle préfère encore une chute violente inattendue qui la brisera en mille morceaux. Elle les recollera. Ou pas.
En attendant elle se contente de miettes d’attention priant pour qu’un jour son bonheur soit constant. C’est absurde, elle en est consciente. Elle sait bien qu’il ne lui appartiendra jamais. Elle n’arrive pas à l’apprivoiser. Elle se doute qu’à force elle y laissera sa peau mais c’est plus fort qu’elle. Même écorchée vive elle trouve le courage de se battre. Les bribes de plaisir qu’elle obtient lui mettent l’eau à la bouche. Elle veut plus. Elle voudra toujours plus. Encore. Davantage. Elle ne se résignera pas. Cette guerre froide aura raison d’elle, peut-être. Elle se fait mal. La raison ? Elle a choisi de souffrir plutôt que de se contenter de tiédeur. Périr dans une quête qui devrait la mener à l’extase, elle préfère. Et tant pis si elle étouffe dans son chagrin.
1 commentaire:
Que dire ?!
C'est encore et toujours un sublime texte .
Bisous*
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